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foret5À un mois presque de la fête du Jour de la Terre le 22 avril, j’invite les lecteurs à réfléchir, d’une façon particulière, au rôle primordial de la forêt. En effet, les arbres de la forêt nous rendent, depuis des milliers d’années, des services gratuits et non monnayables, ils contribuent d’une façon substantielle au maintien de l’équilibre des écosystèmes.

En voici quelques exemples. Ils :

     

  1. captent le gaz carbonique qui est dans l’atmosphère et constituent un véritable puits de carbone qui piège jusqu’à 20% de nos GES (six arbres matures éliminent 1 tonne de CO2 par an. 1 km3 de jeune forêt élimine 4 millions de tonnes de CO2 par an),
  2. purifient l’air des éléments polluants,
  3. dégagent de l’oxygène (chaque arbre produit en moyenne 118 kg d’oxygène par an),
  4. améliorent la qualité de l’air,
  5. protègent le sol,
  6. empêchent l’érosion,
  7. gardent l’humidité du sol,
  8. servent (avec leurs racines) de filtres naturels pour purifier l’eau,
  9. constituent un habitat important pour la sauvegarde de la biodiversité (diversité des animaux et des plantes médicinales),
  10. abaissent la température de quelques degrés,
  11. augmentent le taux d’humidité de l’air de 50 %,
  12. créent des nuages,
  13. amènent la pluie,
  14. empêchent la sécheresse, les inondations, la désertification,
  15. participent au maintien de l’équilibre climatique.

En plus de servir d’habitat naturel aux animaux, la multitude de services, rendus gratuitement par la nature (dont la régulation des températures, etc.) sont estimés à 33 000 milliards de dollars par année.

Quels gestes pouvons-nous poser pour défendre concrètement nos amis les arbres, et ce, pour notre propre intérêt et celui de nos enfants ?

Nous pouvons planter des arbres, minimiser à la source notre consommation de papier et de carton, n’en consommer que ceux faits avec des matières 100% post-consommation, les recycler par la suite, utiliser le recto verso, soutenir l’initiative de Richard Desjardins qui essaie de protéger la forêt boréale, faire des recherches sur Internet sur le rôle des arbres et de la forêt, lire ces informations à nos enfants, les conscientiser sur l’importance de chaque arbre et de l’environnement, boycotter les arbres verts de Noël, souscrire à un groupe environnemental, signer les pétitions qui circulent pour arrêter le génocide de la forêt amazonienne, exiger de notre municipalité de planter des arbres, de concevoir de nouveaux parcs, demander à nos gouvernements (au niveau provincial et fédéral) de déclarer plusieurs zones vertes “aires protégées”. Présentement, 4,6 % des aires du Québec sont protégées et seulement 10 % de celles du Canada, alors que la norme mondiale est de 12 %…

Et je vous laisse continuer la liste.

 

BON JOUR DE LA TERRE !

 
 

Bernard Anton, Ph. D.

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On me reproche d’être écolo, de faire de la protection de la nature, ma loi et mon credo. On me dit : « Tu penses sauver la planète ! C’est rigolo ! Tous s’en balancent ! Tu travailles en solo ! »

Je réponds : « Nous sommes plusieurs à trouver la Terre belle et vulnérable comme tout être. Elle a besoin de soin, d’amour, d’un brin de considération. Il faut la traiter d’une façon juste et intègre, sinon elle se rebelle, alors c’est la désolation. On ne peut polluer l’air impunément, notre seule maison, notre seule atmosphère. On ne peut éventrer arbres et montagnes indéfiniment. On ne peut entasser poubelles, résidus électroniques, ferraille, démesurément. Les rebuts s’accumulent et ne se dissolvent pas. Des gens vivent sur des montagnes de déchets et n’en sortent pas . Nous sommes tous responsables de la beauté de la Terre et de ses dégâts. »

On me dit : « C’est plutôt théorique ton affaire, même les scientifiques se disputent, ne s’entendent pas. »     

Je réponds : « Plusieurs nous alertent, pas pour leur prestige, mais pour notre bien-être, pour l’avenir des générations et de la planète. Ils nous montrent l’ampleur des faits réels et tangibles : calotte glaciaire qui fond, îles qui disparaissent, assèchement des lacs, désertification, relocalisation de villages, inondations, disparition d’espèces végétales et animales, intensification des tornades. C’est notre lot quotidien. Des milliards d’individus en souffrent, pâtissent. Il faut tout faire pour éviter le précipice ! »

On me dit : « Depuis toujours, tempêtes, tornades, inondations, volcans, tremblements de terre, refroidissements et réchauffements climatiques bouleversent le globe. Ce n’est pas le CO2 de l’auto ou des industries de grande production qui déterminent la météo. C’est plutôt les variations cycliques des rayons cosmiques, les modifications d’orbite, le champ solaire magnétique. »

Je réponds : « Ce que je sais, c’est qu’on n’a pas le droit de contaminer nos cours d’eau. On n’a pas le droit d’irriguer par avion des milliers d’hectares, de forêts, de champs et de vergers avec du pesticide qui est du pur poison. On ne peut tuer à cause d’un insecte toute la flore et la faune. On ne peut gaver les peuples de produits chimiques par voie aérienne, terrestre, maritime ou alimentaire et leur dire que ce ne sont pas de doses mortelles, qu’ils survivront. On n’a pas le droit de polluer la biosphère et rendre abject ce qui est propre et bon. On n’a pas le droit de mettre en péril la survie de l’humanité et de léguer une Terre inhabitable aux autres générations. »

Bernard Anton, Ph. D., auteur, professeur, conférencier, vice-président du Parti Vert du Comté de Prévost. Visitez le site Web http://www.bernardantoun.com/

 

[1] Des milliers de personnes vivent dans des bidonvilles construits sur des montagnes de déchets au Brésil, au Bangladesh et aux Philippines dont le célèbre Smokey Mountain appelé ainsi parce que la fumée des déchets qui brûlent en dégageant du méthane n’arrête jamais.

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