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campJe n’en peux plus. Je n’en peux pas. Il faut que j’écrive. Il faut que je parle. Il faut que je propage ce message important à notre race. Il faut que j’exorcise ma colère et que je guérisse ma déception devant la nature que j’aime, qui m’aime. Il faut que je défende les arbres plus que nécessaires. Arbres vivants, nos frères.

C’est vrai que les algues bleues envahissent nos lacs. C’est vrai qu’elles polluent nos Laurentides, l’eau, les poissons, le sable rendu gluant et fétide. Les berges deviennent comme des bacs, des bacs à poubelles sur nos quatre chemins.

Cependant, j’en connais d’autres algues bleues, vertes, jaunes, beiges, au toit noir, qui poussent avec frénésie sur des terrains pas du tout humides. Algues aussi envahissantes, polluantes, étouffantes. Vrai fléau de la campagne. Épidémie de nos montagnes. C’est les pâtés de maisons, en rang d’oignons, presque sans jardin autour. Les promoteurs cherchent plus de pognon.

Le développement urbain, c’est aujourd’hui la pollution de nos campagnes. Déforestation avant, coupe sauvage en quelques secondes d’arbres qui ont pris cent ans à pousser et qui purifient notre monde. Les boisés reculent, les boisés disparaissent. Au milieu des prairies, des centres d’achat, des poteaux électriques et du béton comme des champignons apparaissent.

J’alerte les municipalités, les gouvernements, les MRC. J’en appelle aux législateurs. Arrêtez votre déréglé étalement. Restons comme on est. Restons comme ce l’est. Révisons nos plans de gestion de l’urbanisation. Soyons justes, intègres, respectueux de l’environnement et des êtres. Préservons le cachet de nos campagnes, des petites villes, des hameaux. Croyez-moi, à la longue, on y gagne.

Pendant que j’écris ces lignes, pendant que vous lisez ces phrases, ces algues bleues toxiques continuent leur ravage, elles poussent sur des terrains vierges et sans âge. D’autres sont en planification. D’autres sont en négociation pour très bientôt. C’est le chaos.

Nous sommes les pollueurs. Nous sommes les ravageurs. Nous sommes les destructeurs. Nous sommes les saccageurs d’une nature innocente sans voix ni tuteur. Nous produisons notre smog, nos pluies acides, notre réchauffement global. Nous empoisonnons les oiseaux, les poissons, les abeilles avec nos produits chimiques. Pesticides, insecticides, fongicides, herbicides. Panécocides. Est-ce ainsi que nous traitons notre Mère la Terre ?

La Terre étouffe. La Terre a mal. La campagne n’est plus la campagne. La campagne est de plus en plus malade. Le naturel disparaît. Il n’y a partout que traces de mains artificielles. Laissons donc tranquilles ces terres heureuses d’être à l’abandon. Soyons les gardiens de ces calmes paysages, de notre pays le fleuron.

J’entends rugir la Terre. J’entends sa voix grave et amère. Arrêtez tout de suite avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’elle ne procède, à bout de son indulgence, à l’élimination de ceux qui la traquent.

Bernard Anton, Ph. D.
Vice-président,
Parti Vert de Prévost dans les Laurentides

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