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Archive for the ‘réchauffement climatique’ Category

Christianisme_ecologieEn ces temps de crise environnementale où différents rapports d’experts, incluant chimistes, biologistes, climatologues, météorologues, océanologues, glaciologues, expliquent les raisons mécaniques du réchauffement global, où économistes et politiciens tentent de pallier tant bien que mal cette problématique, qu’est-ce que les religions ont à dire à l’écologique ?

 

Très rares les articles publiés dans les médias qui relatent la pensée environnementale des principales croyances. En effet, qu’est-ce que la révélation ou la foi a à faire dans cette machine climatique qui agit selon des lois physiques?

 

Essayons d’effectuer, sans parti pris confessionnel, une recherche objective en la matière pour vérifier si l’environnement fait partie intégrante du discours de plusieurs religions. Conçoivent-elles la Terre comme un objet profane?

 

La religion judéo-chrétienne considère l’être humain comme gardien et non dominateur de la création (malgré la polémique qui a tourné autour de ce sujet). La nature, souvent personnifiée dans la Bible, est vivante et agissante. Une éthique environnementale prescrit, chaque sept ans, une année sabbatique autant pour le sol que pour les êtres humains et les animaux. Ces derniers, créés et bénis par Dieu, selon le récit de la Genèse, méritent le respect. « Le juste prend soin de la vie de ses bêtes » stipule le livre des Proverbes (12, 10).

 

Jésus était vert. Il a vécu en contact permanent avec les éléments de la nature. Il s’en est servi pour alimenter ses paraboles. Il était sensible aux conditions météorologiques et climatiques de son époque. Il a calmé les flots de la mer et les vents. Il a intégré plus d’une quarantaine de fois l’exemple des animaux à la transmission de son enseignement théologique. Il a invité ses auditeurs à vivre éveillés, libérés et renouvelés, en harmonie avec tous les éléments de la création. Paul de Tarse préconise un Christ cosmique dont la création entière fait partie.

 

La religion juive a institué plusieurs fêtes liturgiques en lien avec la préservation de la nature comme la « Tou Bichbat » (Nouvel An des arbres) durant laquelle un arbre est planté en action de grâce pour la beauté de la nature et le cadeau de la vie. La nature y est considérée comme un interlocuteur qui renvoie l’être humain à Dieu.

 

La religion musulmane considère la création comme un chef-d’œuvre de beauté à respecter et à préserver. Le Coran enseigne que l’être humain en qui est insufflé l’esprit de Dieu (32,9) est le «lieutenant de Dieu sur la Terre» (2,30), son «vicaire», le «prolongateur de sa création», le «locataire de la Terre» (7,10). La Terre ne lui a été que concédée. Elle est son «lit» (2,22), son «berceau» (78,6; 20,53). Mahomet enseignait : «Le monde est vert et beau, et Dieu t’en a confié la garde», aussi «Celui qui plante un arbre et en prend soin jusqu’à ce qu’il grandisse et porte du fruit sera récompensé.»

 

L’hindouisme respecte toutes les créatures végétales et animales. Selon les Védas, la vie devient douce pour celui qui vit en accord avec la loi du cosmos. L’écart de cette loi (Dharma) entraîne un désordre universel. Un proverbe hindou stipule : « La Terre est notre Mère, nous sommes tous ses enfants. » Les Sikhs s’abstiennent de viande par respect pour Atman (le souffle divin) qui réside dans la vie animale, d’où leur forte tendance au végétarisme.

 

Le bouddhisme est essentiellement écologique et prône une attitude absolument respectueuse de toutes les formes de vie: arbres, animaux, êtres vivants. Il se situe aux antipodes de ceux qui font de l’être humain un possesseur et un exploiteur de la Terre. Un des vœux du Bodhisattva est de libérer tous les êtres y compris ceux inanimés. Selon la théorie de l’interdépendance, les conséquences de l’agir humain se répercutent sur ceux qui l’entourent et sur l’ensemble de l’environnement. Le Dalaï-Lama stipule : «Fondamentalement, chaque individu est responsable du bien-être de l’humanité et de la Terre parce que la Terre est notre seule demeure.»

 

La spiritualité baha’ie, qui se veut la réunion de toutes les religions, enseigne à son tour l’interdépendance entre l’être humain et son environnement. L’un ne peut être séparé de l’autre. L’un influence, détermine, «façonne» l’autre. La nature reflète la présence, le mystère et les attributs du divin. Ce mouvement croit que tous les êtres humains sont «consubstantiels au monde», unis organiquement entre eux et les règnes minéral, végétal et animal.

 

Les premières civilisations, comme celles des Aztèques, des Mayas, des Incas ou des Kogis de la Colombie représentaient la Terre comme déesse vivante qu’elles considéraient comme leur Mère secourable, féconde, mais aussi dispensatrice de mort. Elles vivaient en harmonie avec la nature, vénéraient le soleil, lui reconnaissaient des pouvoirs. Les Égyptiens, de leur côté, estimaient que les animaux étaient des messagers des dieux, donc munis d’une âme immortelle. Pour les anciennes tribus d’Amazonie, pour les Esquimaux et pour les Inuits de Sibérie, la création ressemble un livre sacré dont il faut savoir interpréter les signes. Ils ne peuvent nullement envisager la destruction ou la dégradation de l’environnement.

 

Les animistes reconnaissent dans les éléments de la nature des esprits vivants et des forces cosmiques avec lesquels ils rentrent en dialogue et établissent un pacte comme celui entre des parties et un Tout.

 

Les Amérindiens vivent très proches de la nature. Ils l’appellent également «Notre Sainte Mère la Terre» (proverbe winnebago). Les êtres humains, «enfantés» par la Terre, en constituent une part qu’ils ne peuvent oublier et de laquelle ils ne peuvent se voir séparés. Pour eux, le corps est plus qu’une enveloppe. Il trouve dans l’air, dans l’eau et dans les autres éléments de la nature sa propre extension. Il fait partie de la grande famille de la nature.

 

Le court survol de ces différentes croyances ne permet-il pas de considérer la Terre sacrée, confiée, partenaire de l’être humain? Un tel regard spirituel sur la nature ne semble-t-il pas prôner sa protection et sa préservation? Le discours de ces sagesses ancestrales (qui se ressemblent malgré les différences) éclairerait peut-être les consciences de ceux et celles qui veulent bien les accueillir en vue d’une conduite écologique sociétale responsable.

 

En ce troisième millénaire, entamé avec une sombre crise écologique à l’horizon, serions-nous prêts à réviser notre être-au-monde et notre relation avec la nature de laquelle nous dépendons? La source de la vraie crise ne serait-elle pas plutôt intérieure et spirituelle à cause de notre manque de respect et éloignement des limites de la nature? Ne serait-ce pas le reflet de ce qui se passe en dedans de nous?

 

La nature n’est pas présentée, par aucune de ces religions, comme un simple decorum ni comme une mine de ressources à exploiter sans mesure. Pourquoi alors persister à la chosifier aujourd’hui?

 

Bernard Anton, Ph. D. et auteur de Plaidoyer pour la Terre et les Vivants

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giecLe grand public n’est pas très au courant de la controverse scientifique verte qui est pourtant bien réelle et bien vive. Les médias, qui couvrent généreusement les conférences de l’ONU sur l’environnement, font de ces informations diffusées à l’échelle de la planète une source officielle, voire une référence solide, une vérité immuable qui forme l’opinion publique. Ensuite, peu de voix osent protester ou critiquer ces grands créneaux de pensée au risque d’être marginalisées.

 

Malgré le nombre impressionnant de scientifiques (presque 2 000) qui oeuvrent au sein du GIEC, organisation environnementale de l’ONU (je les félicite en passant pour leur beau travail), le consensus est loin d’être atteint entre les experts, même entre ceux cités par l’ONU comme étant favorables à ses rapports. Je trouve ça correct et normal. C’est ainsi que la science évolue.

 

Des chercheurs, pourtant tous bien verts, ne sont pas d’accord entre eux sur divers chiffres et conclusions publiés dans les derniers rapports du GIEC. Tantôt ils leur reprochent leur réserve, tantôt leur exagération, tantôt leur méthode faillible et imparfaite, tantôt l’imprécision des prévisions de leurs modèles numériques qui n’incluent pas les variations et phénomènes géologiques, tantôt leurs fausses statistiques sur la température, tantôt leur politisation, même leur parti pris. Voici quelques cas de figure qui nous incitent à développer une «lecture juste, éclairée et objective» de l’impact anthropique (dû à l’activité humaine) et de l’impact de phénomènes naturels (cycliques ou ponctuels) sur le climat :

 

· Plusieurs prestigieux chercheurs et institutions s’opposent ouvertement aux rapports du GIEC tels : l’Institut Pasteur (Paris), l’Université de Londres, Patrick Frank, the National Academy of Sciences, the American Physical Society (APS), etc. Ils reprochent, entre autres, aux prévisions du GIEC d’être timides et réservées. Les quatre rapports publiés jusqu’à maintenant seraient, selon ces sources, mitigés afin de convenir aux politiciens et aux gouvernements et ne pas trop choquer l’opinion publique. En effet, les rapports du GIEC ne sont publiés qu’après les avoir envoyés aux grandes puissances et qu’après avoir reçu leur consentement ! Les chiffres réels publiés concernant, par exemple, la hausse des températures et du niveau de la mer seraient bien plus graves. Paul Joseph Crutzen (Prix Nobel de chimie) avoue à ce propos : «Si les prévisions du GIEC souffrent d’un défaut, c’est d’être conservatrices.»

 

· Des universitaires australiens démontrent que le réchauffement des océans pour la période 1960-2000 a été supérieur de 50 % aux chiffres utilisés et publiés par le GIEC, lesquels chiffres seraient biaisés à cause d’un mauvais calcul ou d’un compromis.

 

· Des scientifiques britanniques, du British Antarctic Survey, dont Julian Scott, attribuent, en février 2008, la fonte des glaciers à une activité volcanique qui se produit sous les banquises et à des points chauds (hotspot) dus à la minceur de la couche terrestre qui laisse émerger parfois la chaleur du magma géothermique.

 

· L’impact du dioxyde de carbone sur la fonte des glaciers ne fait pas l’unanimité. Alors que la majorité des scientifiques attribuent la responsabilité du réchauffement climatique au CO2 qui fait fondre les glaces, des chercheurs de l’Université de Cardiff (Angleterre), qui ont publié les résultats de leurs études dans le journal Geology, en doutent. Les archives et les examens de carottes glaciaires indiquent, selon ces derniers, qu’à quelques reprises, il y a 70 000 ans ou 120 000 ans, les glaciers avançaient même quand les concentrations de CO2, produites naturellement à l’époque par les organismes vivants, les activités volcaniques ou les phénomènes géologiques, étaient deux fois plus importantes que les niveaux actuels dans la biosphère.

 

· Les glaciers n’auraient pas diminué durant les années 90 selon le Département d’Océanographie à l’Université Göteborg (Suède). Un rapport publié dans le Journal of Geophysical Reserach par des spécialistes français et suisses en hydrologie et en glaciologie de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG), avec la collaboration des Programmes européens ALPCLIM et CARBOSOL et la ville de Chamonix, allèguent en juin 2007 que le Mont Blanc n’est pas affecté par les changements climatiques du XXème siècle.

 

· La température dans la région des glaciers de l’Antarctique aurait commencé à se réchauffer depuis 150 ans, selon David Schneider de l’Université de Washington qui soutient cette hypothèse dans le Geophysical Research Letters (donc bien avant l’ère industrielle et nos émissions excessives de GES) et a commencé à refroidir dans les années 1990. Ce refroidissement est dû, selon lui, au phénomène de l’Oscillation (oscillations entre les phases positives et négatives de la pression atmosphérique dans les latitudes du sud).

 

· Des chercheurs attribuent plutôt à El Nino qui était très actif durant les 20 dernières années, réchauffant de 14 degrés les eaux de l’océan Pacifique et entraînant des pluies diluviennes, la responsabilité de la fonte des glaciers de l’Amérique du Sud.

 

· Un bon nombre d’experts affirment, à contre-courant, que le couvert (épaisseur et volume) de glace en Arctique, et un peu partout dans le monde, a augmenté ces dernières années[1]. Contrairement aux prévisions de réchauffement climatique du GIEC, ceux-ci prévoient le début d’une nouvelle ère de glaciation.

 

· Des scientifiques britanniques de Cape Verde Observatory attestent qu’une réaction océanique chimique favorable, plus active que prévue, riche en hydroxyle et planctons, est en train de nettoyer l’atmosphère et absorber le redoutable méthane. D’autres chercheurs des Universités Leeds et York qui ont mesuré la diminution du taux d’ozone dans l’océan Atlantique tropical confirment ces mêmes résultats.

 

· L’Astronomical Society of Australia annonce pour les 30 prochaines années, contrairement à toutes les prévisions des rapports du GIEC, un refroidissement global dû à la diminution de l’activité solaire[2] et à un changement dans sa fréquence de rotation. La Space and Science Research Center (SSRC) déclare en juillet 2008 que la Terre a commencé son ère de refroidissement climatique malgré les records de réchauffements isolés.

 

· Une étude[3] sur le climat de l’Université de Rochester (David H. Douglass), de l’Université de l’Alabama (John R. Christy) et de l’Université de Virginie (S. Fred Singer) témoigne de changements climatiques cosmiques, dans presque tous les coins du système solaire, de Mars à Pluton, de Jupiter aux lunes de Neptune. Les variations des activités du soleil en seraient le premier responsable.

 

Malgré les différences parfois importantes dans la découverte et connaissance de la très complexe machine climatique tributaire de plusieurs facteurs interreliés et de chaînes d’effets (le champ magnétique solaire qui affecte le flux de rayons cosmiques vers la Terre qui affecte à son tour la formation de nuages et les vapeurs d’eau), malgré les quelques opinions qui minimisent l’empreinte écologique de l’activité humaine, malgré cette controverse qui est loin d’être terminée, j’estime que nous ne pouvons toujours pas pratiquer la politique de l’autruche devant l’état pitoyable de la biosphère et le haut degré de pollution (particules fines, pics de smog surtout en milieu urbain), dû essentiellement au CO2[4].

 

Peut-on ignorer les deux milliards additionnels de tonnes de carbone, émises en l’espace de dix ans dans la mince couche d’air (fermée et limitée) qui nous entoure ? L’utilisation accrue et plus rapide que prévue de combustibles fossiles fait que les GES s’accumulent, empoisonnent l’air ambiant et en altèrent à long ou moyen terme la composition chimique. Ces milliards de tonnes de carbone causent des maladies diverses, se transforment en pluies acides qui endommagent la végétation et polluent les cours d’eau. Les effets graves, dus directement au CO2, sur la santé publique (quoi de plus précieux que notre bien-être !?) peuvent-ils être négligés ?

 

Ces gaz qui forment une couche de plus en plus épaisse autour de la Terre la prennent en otage. Ils serrent l’étau autour de notre planète, soit en la réchauffant par l’effet de serre, soit en la refroidissant par l’effet de nuages opaques qui empêcheraient les rayons du soleil de réchauffer la Terre (comme dans le cas du soufre dégagé par les volcans en éruption).

 

Si des facteurs naturels et cycliques du changement climatique échappent à notre contrôle, je pense que nous avons tout de même une part de responsabilité immédiate pour ne pas provoquer davantage de perturbations et empirer la situation.

 

Il serait, tout compte fait, absurde de ne pas préserver notre environnement et de ne pas empêcher la dégradation des écosystèmes. Il serait irresponsable de s’entêter à surexploiter, à surpolluer et à surépuiser notre environnement et notre biosphère indéfiniment et égoïstement, connaissant bien qu’ils sont fragiles et bien limités. Ce serait comme négliger d’entretenir sa maison et la garder propre sous prétexte que la foudre un jour la frappera !

 

Donc, oui, les activités humaines ont un impact direct sur l’environnement, oui aussi pour les activités cycliques, solaires et cosmiques hors de notre portée qui affectent également notre environnement. Reste à savoir quelle proportion de responsabilité accorder aux facteurs humains et/ou naturels. Ça peut varier entre 20 et 90 %, selon les experts !

 

Cette réflexion n’est pas pour dénigrer les louables accomplissements du GIEC qui s’est mérité dernièrement le prix Nobel (partagé avec Al Gore), mais pour tout simplement être conscients de la vision autre de plusieurs scientifiques qui expliquent les choses différemment. C’est, selon la méthodologie classique : proposer la thèse, reconnaître l’antithèse, avant d’établir sa synthèse. À vous maintenant de tirer votre synthèse.

 

Bernard Anton (BEN)

 

 

[1] Cf. Pour la longue liste des glaciers en expansion : www.iceagenow.com. Voir aussi la revue Science (Janvier 2002) qui avance que des glaciers dans certaines régions de l’Antarctique s’épaississent.

[2] John L. Casey, directeur du SSRC, parle d’hibernation solaire.

[3] Source : International Journal of Climatology du Royal Meteorological Society.

[4] Un exemple flagrant, tout récent : Pékin ferme presque la moitié de ses usines et limite la circulation de ses voitures durant près de six mois, avant les fameux jeux olympiques, afin de diminuer le CO2 et d’autres polluants de son atmosphère. C’est un succès. Les athlètes peuvent respirer et performer ! C’est une autre preuve de notre impact sur notre environnement.

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La géoingénierie est une nouvelle discipline qui consiste à étudier les sciences de la Terre (sol, eau, air) en vue de concevoir de nouvelles techniques pour contrôler les phénomènes naturels à l’échelle du globe terrestre. Il y a quelques années, leur langage était étiqueté de « futuriste. » Plus maintenant. L’Université de Toulouse en a fait sa spécialité.

Voici quelques exemples de solutions avant-gardistes proposées par cette récente branche d’ingénieurs en vue de contrer les bouleversements climatiques planétaires d’envergure :
• voiler la stratosphère avec des aérosols d’aluminium ou de soufre dans le but de retenir les rayons du soleil,
• installer en orbite des satellites miroirs ou des parasols géants pour réfléchir le rayonnement solaire,
• transformer le CO2 en calcaire en intégrant le bicarbonate de soude comme catalyseur,
• modifier le carburant des avions pour qu’ils laissent un ruban de brouillard dans le ciel,
• blanchir les nuages en les pulvérisant d’eau salée afin qu’ils aient un «effet parasol» et qu’ils réfléchissent davantage la lumière du soleil,
• augmenter de 30 % la réflectivité de la terre (albedo) en installant des toiles blanches (films réfléchissants) sur les océans et les déserts,
• fertiliser les océans par injonction de fer pour multiplier la quantité des phytoplanctons qui absorbent le CO2,
• faire monter à la surface les eaux froides des océans à l’aide de 134 millions de tuyaux verticaux maintenus avec des bouées et activés par des pompes afin de développer les algues marines et autres organismes qui absorbent le CO2,
• etc.

Quelques scientifiques suggèrent, à titre d’essai, une application au moins locale immédiate des solutions de la géoingénierie en Arctique, par exemple, pour arrêter la fonte des glaciers. Ce serait, disent-ils, un test pour vérifier leur efficacité et leurs autres retombées (effets secondaires) éventuelles.

Les grands ténors des modes d’interventions proposés par la géoingénierie, sont J. Crutzen (Prix Nobel de chimie), Ralph J. Cicerone (président de l’Académie des sciences américaine, NAS), Alvia Gaskill (président de Environmental Refrence Materials), John Schellnbuller, Ken Caldeira.

D’autres experts, pourtant aussi verts, crient au scandale et mettent en garde contre de telles manoeuvres qu’ils qualifient de jeu dangereux d’apprentis sorciers. Ils refusent de traiter la biosphère comme un géant laboratoire de verre.

Ceux qui décrient les solutions audacieuses de la géoingénierie sont, entre autres, Jean-Louis Fellous, Olivier Boucher, Yoram J. Kaufman, Catherine Gauthier, Hervé Le Treut. Ces derniers les qualifient de spéculatives, théoriques, inefficaces, ambitieuses, hors prix, frôlant la science-fiction, même de « fausses solutions miracles », avec des retombées encore plus graves.

Vu la complexité de la machine climatique, ces opposants à la géoingénierie locale, partielle ou planétaire, affirment qu’ils ne savent pas comment les forêts, les nuages, les océans réagiraient face à ces manipulations artificielles qui comptent refroidir la biosphère, transformée en «technosphère» ou «palais de cristal» selon les paroles de Peter Sloterdijk. Ces solutions ne réduiraient pas le CO2 et entraîneraient une acidification prononcée des océans.

D’autres scientifiques, comme Jean Jouzel (médaille d’or du CNRS), s’élèvent contre le stockage du CO2 dans la mer, hautement acidifiée. Ils estiment ce processus dangereux et instable. Ces paris pourraient dégrader encore plus l’état de la biosphère et des écosystèmes. Les effets collatéraux sont inconnus. Ces «derniers rêves prométhéens» cacheraient, selon ces opposants, une volonté de ne pas ratifier le Protocole de Kyoto !

Les partisans de la géoingénierie sont accusés de préférer inventer des «ultrasolutions» plutôt que de réduire leurs émissions de GES et de réviser leur mode de vie !!! Ils sont blâmés d’admettre qu’ils sont impuissants d’éradiquer le CO2 de l’atmosphère, alors ils lorgnent du côté des alternatives planétaires extrêmes!

J. Crutzen répond qu’il espère ne jamais utiliser ces moyens, qu’ils sont seulement de dernier recours.

Définitivement, les experts en environnement ne chôment pas depuis près de deux décennies ! Quelles interventions miraculeuses faut-il envisager ? Quand, à quel coût… pour pallier à ce qu’on appelle déjà dans certains milieux écologiques très sérieux le compte à rebours ?

Bernard Anton (BEN)

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31084Si jamais vous perdez un bras une jambe     

si jamais vous vous brûlez un doigt     

un membre     

vous réagirez ?

 

Si jamais un être que vous aimez     

est en danger     

dans une quelconque nécessité      

vous réagirez ?

 

Si jamais votre chat votre chien s’égarent     

si jamais vous ne trouvez pas votre bague votre montre vos clés     

vous réagirez ?

 

Si jamais un de vos reins ne fonctionne pas     

si jamais vous perdez une dent votre emploi     

vous réagirez ?

 

Si jamais l’environnement de votre maisonnée est pollué     

si jamais votre jardin brûle     

vous vous débattrez pour     

retrouver votre paix ?

 

Il ne reste que 15 % des forêts primaires     

65 % des espèces ont disparu     

à cause de nos activités     

chaque minute des milliers d’hectares     

s’envolent en fumée     

vous réagissez ?

 

Les calottes fondent     

le niveau de la mer monte     

les déserts avancent     

les tempêtes se font de plus en plus intenses     

vous réagissez ?

 

Les gaz à effet de serre étouffent la planète     

on continue à polluer par égoïsme indifférence cupidité     

vous réagissez ?

 

Arbres fleurs bêtes sauvages au domestiquées      

vous supplient d’une voix audible      

«Sauvez-nous ! »     

vous réagissez ?

 

La beauté du monde s’étiole de plus en plus en plus paysages ciels plages immondes     

c’est palpable visible en une seconde     

vous réagissez ?

 

Le réchauffement provoque     

maladie famine sécheresse inondations     

tue des millions de personnes     

vous réagissez ?

 

Nous polluons la Terre notre berceau     

l’air que nous respirons     

l’eau dans notre verre que nous buvons     

vous réagissez ?

 

Pourquoi tarder      

à poser le geste      

grandiose ou modeste      

pour sauver ce qui reste ?

 

Bernard Anton (BEN)

 

Édition spéciale : Slam sur une musique tango à l’occasion du Festival du tango de Montréal qui a lieu présentement jusqu’au 13 juillet.

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On me reproche d’être écolo, de faire de la protection de la nature, ma loi et mon credo. On me dit : « Tu penses sauver la planète ! C’est rigolo ! Tous s’en balancent ! Tu travailles en solo ! »

Je réponds : « Nous sommes plusieurs à trouver la Terre belle et vulnérable comme tout être. Elle a besoin de soin, d’amour, d’un brin de considération. Il faut la traiter d’une façon juste et intègre, sinon elle se rebelle, alors c’est la désolation. On ne peut polluer l’air impunément, notre seule maison, notre seule atmosphère. On ne peut éventrer arbres et montagnes indéfiniment. On ne peut entasser poubelles, résidus électroniques, ferraille, démesurément. Les rebuts s’accumulent et ne se dissolvent pas. Des gens vivent sur des montagnes de déchets et n’en sortent pas . Nous sommes tous responsables de la beauté de la Terre et de ses dégâts. »

On me dit : « C’est plutôt théorique ton affaire, même les scientifiques se disputent, ne s’entendent pas. »     

Je réponds : « Plusieurs nous alertent, pas pour leur prestige, mais pour notre bien-être, pour l’avenir des générations et de la planète. Ils nous montrent l’ampleur des faits réels et tangibles : calotte glaciaire qui fond, îles qui disparaissent, assèchement des lacs, désertification, relocalisation de villages, inondations, disparition d’espèces végétales et animales, intensification des tornades. C’est notre lot quotidien. Des milliards d’individus en souffrent, pâtissent. Il faut tout faire pour éviter le précipice ! »

On me dit : « Depuis toujours, tempêtes, tornades, inondations, volcans, tremblements de terre, refroidissements et réchauffements climatiques bouleversent le globe. Ce n’est pas le CO2 de l’auto ou des industries de grande production qui déterminent la météo. C’est plutôt les variations cycliques des rayons cosmiques, les modifications d’orbite, le champ solaire magnétique. »

Je réponds : « Ce que je sais, c’est qu’on n’a pas le droit de contaminer nos cours d’eau. On n’a pas le droit d’irriguer par avion des milliers d’hectares, de forêts, de champs et de vergers avec du pesticide qui est du pur poison. On ne peut tuer à cause d’un insecte toute la flore et la faune. On ne peut gaver les peuples de produits chimiques par voie aérienne, terrestre, maritime ou alimentaire et leur dire que ce ne sont pas de doses mortelles, qu’ils survivront. On n’a pas le droit de polluer la biosphère et rendre abject ce qui est propre et bon. On n’a pas le droit de mettre en péril la survie de l’humanité et de léguer une Terre inhabitable aux autres générations. »

Bernard Anton, Ph. D., auteur, professeur, conférencier, vice-président du Parti Vert du Comté de Prévost. Visitez le site Web http://www.bernardantoun.com/

 

[1] Des milliers de personnes vivent dans des bidonvilles construits sur des montagnes de déchets au Brésil, au Bangladesh et aux Philippines dont le célèbre Smokey Mountain appelé ainsi parce que la fumée des déchets qui brûlent en dégageant du méthane n’arrête jamais.

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